Quel est le rôle joué par les représentations des élèves lors d’une situation-problème?
À mon sens, les représentations mentales des élèves sont le point de départ de toute situation-problème. D’abord, la phase de préparation doit servir à activer les représentations sociales des élèves. L’amorce d’une situation-problème doit inévitablement tenir compte des représentations mentales des élèves pour plusieurs raisons. D’une part, cela permet de faire état de ce que l’élève pense sur la réalité sociale dont il est question. D’autre part, cela permet également de voir à quel point l’influence traditionnelle à savoir l’influence des parents, du milieu socio-économique ou de la société en général a un impact sur les représentations de l’élève. L’enseignant pourra ainsi réguler sa situation-problème en fonction de ce que pensent déjà les élèves.
En lui demandant ce qu’il pense ou ce qu’il connaît sur un sujet, l’élève se sentira d’autant plus impliqué dans son apprentissage, ce qui est l’un des principes à la base du socioconstructivisme, courant théorique sur lequel le Programme de formation de l’école québécoise (PFEQ) repose. Le fait que l’on s’intéresse à ce qu’il pense aura aussi comme résultat d’ajouter à la signifiance de cette situation-problème et à son intérêt pour le sujet en question.
Maintenant que l’enseignant connaît les représentations de ses élèves, il doit «formuler la situation-problème de façon à prendre le contre-pied de ces représentations majoritaires et à susciter des conflits cognitifs (Dalongeville)». Il faut donc que la situation-problème puisse confronter l’élève à ses propres représentations pour qu’il parvienne à s’en construire d'autres, plus pertinentes, ou du moins qu’il ouvre ses horizons à d’autres possibilités, et d’autres manières de voir un même événement.
Les représentations sociales des élèves sont donc le nerf moteur de toute situation-problème.
Bien
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