Le débat qui a lieu en ce moment sur l’état de l’enseignement et de la recherche à propos de l’histoire nationale influence à divers degré l’éducation à la citoyenneté, éducation qui nous préoccupe particulièrement en tant qu’enseignant de l’histoire.
D’abord, le fait qu’il y a un débat n’influence pas particulièrement l’éducation à la citoyenneté, mais justifie son enseignement. En effet, cela nous démontre que nous devons enseigner aux élèves une responsabilité face à l’information, une facette de la pensée historique qui pourra se transférer dans la vie de tous les jours. Ils doivent aller valider l’information, ou encore la compléter, car ils ne pourront pas se faire d’idée claire et complète d’une situation s’ils se contentent de lire un seul article. Dans le cas qui nous intéresse, il est primordial de lire l’éditorial que cette lettre ouverte critique, car les deux présentent des points de vue hermétiques et opposés. On ne pourra se faire une idée de la vérité qu’en allant fouiller les sources, un peu comme le ferait un historien dans le cadre de ses recherches.
Puis, le débat touche, quant à moi, à un grand point du programme d’histoire : la matière. Celle dernière n’est pas entièrement dédiée à faire évoluer l’éducation citoyenne des élèves, mais elle y contribue particulièrement. «En fait, je considère que mes travaux, comme ceux d'un très grand nombre de mes collègues associés à l'histoire sociale et culturelle, contribuent à élargir le champ de l'histoire politique et nationale en les ouvrant à d'autres preoccupations.» Denyse Baillargon a bien raison. Comprendre l’impact sur la vie quotidienne, c’est ça aussi l’histoire. Les élèves seront de plus en plus en mesure de réaliser et mesurer les impacts de la vie de tous les jours sur l’histoire. Le rôle des femmes et les avancées juridiques sont quelques exemples d’histoire sociale qui influence l’histoire nationale.
Bref, la combinaison de l’histoire sociale et nationale (et non pas nationaliste) permet de construire des valeurs et d’apprécier les changements sociaux qui ont eu lieu au Québec. C’est une facette de l’éducation à la citoyenneté, puisque la nouvelle histoire, qui prend forme avec la combinaison de ces deux angles de vue, sensibilise les jeunes à la société qui les entoure.
Très bien.
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