Le ministère de l’éducation a mis en place de nouvelles valeurs dans l’école québécoise, de nouveaux buts. L’école se doit donc maintenant d’instruire, de qualifier et de socialiser. Ce dernier terme peut sembler difficile à faire en histoire. En quoi l’étude du passé permettra aux élèves de mieux vivre en société ? Je pense que l’histoire a un grand rôle à jouer dans le développement de la conscience citoyenne des jeunes. Bien sûr, cela n’est pas le seul intervenant dans le développement de cette qualité, mais elle y joue un rôle de premier plan.
D’abord, apprendre l’histoire de son peuple, mais aussi une histoire internationale, permet à l’élève d’acquérir des connaissances et compétences qui l’aideront à comprendre le présent, car en comprenant le passé, il est plus facile de déceler les répercussions de celui-ci sur le présent et sur les décisions prises par certaines gens. Bien sûr, comprendre le passé signifie pour moi être capable d’appliquer un recul afin d’arriver à un jugement qui se voudrait contemporain à l’événement, afin, entre autre but, d’éviter le révisionnisme historique. Par le fait même, les élèves apprendront une ouverture d’esprit capitale pour une vie en société agréable et respectueuse.
Ensuite, l’histoire peut servir à la formation de 3 types de citoyens, selon la toponymie de Westheimer et Kahne. Le citoyen personnellement responsable, le participatif et l’orienté vers la justice. L’histoire peut aider les enseignants à former des citoyens orientés vers la justice, car en enseignant des valeurs démocratiques et en permettant aux élèves de les comprendre, on leur permettra de se les approprier. Ils comprendront alors que l’action humaine a un rôle primordial dans la démocratie, et que c’est un droit et devoir qui a été acquis et qui est précieux. Ils auront certainement le goût de s’impliquer et de faire entendre leur voix s’ils apprennent que la possibilité d’engagement citoyen n’a pas toujours été possible.
Bref, ils apprendront que le changement peut être bénéfique, qu’il faut l’accepter. Il en va de même pour les différences entre les peuples. Surtout, ils apprendront à ouvrir leur esprit et à ne pas user d’ethnocentrisme pour expliquer les faits historiques et les faits présents.
Très bien.
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