Influence du débat sur l’éducation à la citoyenneté.
Le débat entourant le manque de recherche universitaire portant sur l’histoire nationale au profit de l’histoire sociale a certainement une incidence sur l’éducation à la citoyenneté dans les écoles québécoises.
D’une part, l’enseignement du programme de formation de l’école québécoise (PFEQ), bien que suivant la progression des apprentissages établie, pourrait être teintée pour certains enseignants d’une tendance à ne s’en tenir qu’à l’histoire nationale et politique ou pour d’autres, d’histoire sociale. Ceux qui optent pour l’histoire nationale s’en tiennent à un contenu plus traditionnel qui est enseigné depuis longtemps au Québec et qui a fait ses preuves alors que ceux qui penchent du côté de l’histoire sociale ouvrent les horizons de leurs élèves à d’autres réalités peu étudiées par le passé. Il est certain que devant un tel débat, la subjectivité de l’enseignant sera pointée du doigt.
Toutefois, peu importe le type d’enseignant, il est certain que le fait pencher trop d’un côté ou de l’autre sera nuisible pour l’élève. En accordant trop d’importance à l’aspect social, l’enseignant fournira une formation incomplète, car les faits politiques nationaux revêtent tout de même une grande importance. En axant la matière trop sur le politique et en se fermant aux aspects sociaux qui sortent du cadre prescrit, l’enseignant nuit au développement d’une pensée historique chez l’élève.
L’histoire nationale est importante, il va sans dire. Cependant, ne s’en tenir qu’à elle pour dresser un portrait du Québec équivaudrait à négliger un grand pan de l’histoire de la province, celle de la société. Comme Mme Baillargeon l’indique dans l’article, l’histoire sociale, politique et nationale ne forment plus des entités distinctes. Il faut plutôt accepter ce rapprochement et se rendre compte qu’il s’agit en réalité d’un bienfait pour l’enseignement de l’histoire, car tout en enseignant aux élèves les faits et événements politiques nationaux, une autre porte de l’histoire parfois méconnue pourrait leur être présentée aussi. On dit souvent que les jeunes sont désabusés par leurs cours d’histoire du Québec et du Canada. Peut-être est-ce parce que ces cours sont trop axés sur des faits politiques lointains et que l’idée d’enseigner l’histoire des gens de l’époque toucherait davantage les élèves.
Très bien.
RépondreSupprimerA