En quoi l'histoire sert les finalités de la construction de la conscience citoyenne des élèves?
Le renouveau pédagogique a officiellement associé l'histoire à l'éducation à la citoyenneté. La troisième compétence à développer dans les programmes du premier et du deuxième cycle vise respectivement la construction et la consolidation de la conscience citoyenne des élèves à l'aide de l'histoire. Cette association n'est pas sans fondement. L'histoire est une science qui permet à qui l'étudie de mieux comprendre le passé. Qu'il s'agisse d'histoire nationale ou d'histoire internationale, cette science permet avant tout de mieux connaître les chemins qu'ont pris les humains nous ayant précédés afin de mieux comprendre les rouages du monde actuel. Pour cette première raison, l'histoire est donc la discipline de choix permettant à l'élève de mettre en contexte le monde passé ou présent qui l'entoure.
Plus précisément, c'est le développement de la pensée historique chez l'élève qui permet de travailler à la construction de la citoyenneté. Ceux dont la pensée historique se développe acquièrent les démarches qui servent à prendre des décisions réfléchies et à participer activement aux prises de décision collectives (Rapport Lacoursière). C'est en quoi l'histoire sert les finalités de la construction de la conscience citoyenne; par le développement de la pensée historique, un enseignant peut réussir à inculquer une perspective et une démarche propres à l'histoire qui permettront à l'élève de mieux comprendre divers évènements du passé et ceux du présent, mais aussi d'intégrer des processus d'implication et d'action démocratique qui lui serviront dans son expérience future de citoyenneté. Selon Westheimer et Kahne (2004), trois catégories de citoyens sont recherchés dans les écoles observées des États-Unis: le citoyen responsable, le citoyen impliqué et le citoyen orienté vers la justice. Le Programme de formation de l'école québécoise vise plutôt la formation de citoyens orientés vers la justice, un type de citoyen qui, pour contrer l'injustice, tente de réformer la société en s'attaquant aux causes des inégalités (Éthier & Lefrançois, 2009).
Le nouveau programme d'histoire sert donc les finalités de la construction de la conscience citoyenne par le développement de la pensée historique chez l'élève, par des activités délibératives qui développeront chez lui une facilité de critique, d'argumentation et de justification et par une compréhension du monde qui sera posée sur des bases qui tendent vers l'objectivité.
Très bien.
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